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Quelles questions poser en mastermind ? 50 questions, moment par moment

Par Valentin Thomy · Mis à jour le · 14 min de lecture

En bref : Les questions à poser en mastermind se rangent en cinq moments : l'ouverture (« Que voulez-vous avoir en repartant ? »), le hot seat (« Qu'avez-vous déjà essayé ? »), la décision (« Si vous dites oui à ça, à quoi dites-vous non ? »), l'engagement (« Qu'allez-vous faire, et pour quand ? ») et la clôture (« Qu'est-ce qui vous a été le plus utile ? »). Règle commune au codéveloppement, aux forums EO et aux hot seats : les questions passent avant les conseils.

  • Un mastermind se joue en cinq moments, et chacun appelle ses propres questions : ouverture, hot seat, décision, engagement et clôture.
  • Pendant un hot seat, les questions de clarification passent avant tout conseil : c'est la règle commune au codéveloppement, aux forums EO et aux formats publiés par Jonathan Stark et Nathan Barry.
  • Les bonnes questions de décision obligent à comparer : la décision est-elle réversible, à quoi renonce-t-on, qu'est-ce qui l'aurait fait échouer dans un an ?
  • Une décision ne devient un engagement qu'avec une action, une date et une personne du groupe qui demandera où vous en êtes.
  • Dans l'étude de Gail Matthews (149 participants), le groupe qui envoyait chaque semaine ses progrès à un ami a significativement mieux avancé que tous les autres.
  • Une carte de huit questions posée sur chaque table suffit à tenir le cadre, même dans un mastermind de 30 personnes.

Quelles questions poser en mastermind ?

Posez des questions ouvertes, une à la fois, choisies selon le moment : à l'ouverture pour savoir où en est chacun, pendant le hot seat pour comprendre avant de conseiller, puis pour aider à décider, pour transformer la décision en engagement et pour clôturer. Voici 50 questions, dix par moment, avec la façon de les poser.

Les questions sont numérotées de 1 à 50 pour composer votre propre carte. Elles valent pour six personnes en visio comme pour 30 sur trois jours ; pour placer chaque moment dans la journée, voyez notre programme type de mastermind sur trois jours.

Les questions à poser en mastermind classées en cinq moments : ouverture, hot seat, décision, engagement, clôture
Classement Masterminds, novembre 2026, d'après les protocoles d'EO, du codéveloppement (CNFCE), de Jonathan Stark et de Nathan Barry.

Pourquoi poser des questions plutôt que donner des conseils ?

Parce qu'un conseil donné trop tôt répond souvent au mauvais problème. Les protocoles de groupe les plus documentés (codéveloppement, forums EO, hot seats) imposent tous une phase de questions avant les idées, et laissent la personne concernée seule juge de ce qu'elle retient.

Dans le codéveloppement professionnel, tel que le décrit le CNFCE, les consultants posent d'abord des questions de clarification factuelles, sans proposer de solutions, puis le client précise ce qu'il attend du groupe : c'est le « contrat ». Il reste « seul décisionnaire de ce qu'il retient des échanges ».

Les forums de l'Entrepreneurs' Organization (EO), groupes confidentiels de 6 à 10 entrepreneurs qui se réunissent chaque mois, suivent le principe « experience-sharing, not advice-giving » : on raconte ce qu'on a vécu plutôt que de dire à l'autre quoi faire. Jonathan Stark réserve environ cinq minutes aux questions de clarification dans un hot seat de 30 minutes, et Ramon Ray s'impose de poser une question de clarification avant de donner le moindre avis.

Valentin Thomy, fondateur de Masterminds et auteur de ce guide, le constate avec les fondateurs qu'il accompagne : la contrainte annoncée (« il me faut plus de clients ») n'est souvent pas la bonne. Pour trouver la vraie, il propose de pousser chaque chiffre de l'entreprise au maximum et de regarder ce qui bloque en premier.

Quelles questions poser à l'ouverture d'un mastermind ?

À l'ouverture, posez des questions qui situent chacun et fixent ce qu'il veut obtenir : où il en est, ce qui l'occupe, ce qu'il veut avoir en repartant. Elles se posent en tour de table chronométré, trois à cinq minutes par personne, sans interruption ni conseil.

C'est le tour d'ouverture décrit par Allison Dunn (Deliberate Directions) : situation, victoires récentes, plus grand défi, et relecture des engagements précédents.

Comment les utiliser

Trois questions suffisent pour un tour de table : une de situation (1 ou 3), celle du défi (5) et la 7. À 30 participants, faites le tour par tables de cinq ou six : à quatre minutes par personne, un tour complet prendrait deux heures.

Quelles questions poser pendant un hot seat ?

Pendant un hot seat, posez d'abord des questions de clarification, factuelles et sans conseil caché, puis des questions qui vont sous la surface. Le but : que la personne au siège formule son vrai problème et ce qu'elle attend du groupe, avant que quiconque propose une solution.

Les formats publiés convergent. Jonathan Stark (4 à 8 participants actifs, 30 minutes par personne) prévoit environ cinq minutes de questions de clarification. Nathan Barry (six personnes idéalement, huit au plus, 60 à 90 minutes par personne) fait passer les questions avant les conseils. Le codéveloppement (6 à 8 personnes, séances de deux à trois heures) en fait son étape 3, suivie du contrat. Les trois finissent sur une action : plan d'action, prochaines étapes ou « Qu'allez-vous faire ? ». Le déroulé minute par minute est dans notre guide du hot seat en mastermind.

Pour comprendre la situation

Pour aller sous la surface

La logique est celle de la vente, où la première raison d'un prospect est rarement la vraie : les 10 méthodes pour trouver la vraie objection en closing B2B, publiées sur offbound.fr, se transposent bien au siège chaud.

Comment les utiliser

L'animateur garde les questions 11 et 12 ; les autres sont réparties dans le groupe, une par personne et par tour.

Comparatif des questions à poser en mastermind pendant un hot seat : codéveloppement, Jonathan Stark et Nathan Barry
Relevé sur cnfce.com, jonathanstark.com et nathanbarry.com en novembre 2026.

Quelles questions aident à prendre une décision en mastermind ?

Les questions de décision obligent à comparer et à renoncer : la décision est-elle réversible, à quoi dites-vous non en disant oui, qu'est-ce qui l'aurait fait échouer dans un an ? Elles se posent à la fin du hot seat, quand le groupe a donné ses idées et que la personne au siège doit trier.

Comment les utiliser

Une ou deux questions suffisent. Pour un choix difficile à défaire (s'associer, recruter un dirigeant), posez la 21, la 23 et la 29 ; pour un choix réversible, passez à la 27.

Quelles questions transforment une décision en engagement ?

Posez des questions qui rendent la décision vérifiable : quelle action, pour quelle date, quel premier geste dans les 48 heures, et qui dans le groupe demandera où vous en êtes. Une décision sans date ni témoin reste une intention.

Une étude de Gail Matthews (Dominican University of California) va dans ce sens : 149 participants, cinq groupes tirés au sort, quatre semaines. Le groupe qui écrivait son objectif, s'engageait sur des actions et envoyait chaque semaine un point d'avancement à un ami a fait significativement mieux que tous les autres.

Valentin Thomy a résumé en format court les règles qu'il se fixe : Pourquoi tu rates tes objectifs ?

Comment les utiliser

Faites écrire les réponses aux questions 31, 32 et 36 sur une fiche lue à voix haute à la table. Après l'édition, envoyez à chacun le récapitulatif écrit de ses décisions : c'est ce que nous faisons dans « l'après » de chaque mastermind que nous organisons.

Quelles questions poser pour clôturer un mastermind ?

À la clôture, posez des questions qui font retenir et relier : ce qui a été le plus utile, ce qui change dès lundi, qui recontacter, ce qu'il faut garder ou changer. Elles se posent en tour de table court, une à deux minutes par personne.

Les forums EO finissent par les « takeaways » : ce que chacun emporte et ce qu'il fera ensuite. Le codéveloppement se termine par la « régulation », où le groupe évalue la séance.

Comment les utiliser

Trois questions suffisent : la 41 (ou la 42), la 46 et la 50. La 48 peut partir dans un formulaire le lendemain, pour des réponses plus franches.

Comment poser ces questions sans transformer le mastermind en interrogatoire ?

Posez une seule question à la fois, laissez le silence travailler et confiez la plupart des questions à l'animateur ou aux tables plutôt qu'à l'hôte. Une carte de huit questions posée sur chaque table suffit à tenir le cadre, même à 30 participants.

La carte de table reprend huit questions : ce qui vous occupe l'esprit (2), ce que vous attendez du groupe (11), ce que vous avez déjà essayé (12), « Et quoi d'autre ? » (16), ce à quoi vous dites non (22), ce que vous allez faire et pour quand (31-32), qui vous suivra (36) et ce qui a été le plus utile (41).

Le rôle de l'animateur (tenir le temps, faire parler les discrets, recadrer sans vexer) est détaillé dans notre guide pour animer un mastermind.

Checklist des 8 questions à poser en mastermind, de l'ouverture à la clôture, à poser sur chaque table
Sélection Masterminds, novembre 2026, d'après The Coaching Habit (M. Bungay Stanier), le codéveloppement et Jonathan Stark.

Quelles questions éviter pendant un mastermind ?

Évitez les questions qui jugent, les conseils déguisés, les questions de curiosité, celles qui vendent et les sujets trop larges. Elles font perdre du temps, mettent la personne au siège en défense et entament la confiance du groupe.

Comment préparer les questions avant le mastermind ?

Préparez les questions en amont : une fiche envoyée aux participants une semaine avant, pour qu'ils arrivent avec leur question de hot seat déjà formulée, et une carte pour chaque animateur. Le jour J, il ne reste qu'à choisir.

La fiche des participants

Ramon Ray propose cinq points pour qui passe au siège : sa question en une phrase (sinon, elle n'est pas prête), les trois options entre lesquelles il hésite, deux chiffres utiles, la contrainte qui rend la décision difficile et ce qu'il a déjà essayé. Ajoutez la question 7 : les réponses aident à composer les tables et l'ordre des passages.

La carte des animateurs

Donnez à chaque animateur la carte de huit questions et deux relances pour les discussions qui tournent en rond (16 et 30). Tout se prépare la veille : dans les coulisses de son mastermind de fondateurs à Budapest, on voit Valentin Thomy et son équipe préparer, à 22 heures, les slides du mastermind et les questions des interviews filmées du lendemain.

En visio

En ligne, collez la carte dans le chat et coupez les micros pendant l'exposé du hot seat ; nos conseils d'outils sont dans le guide du mastermind en ligne.

Faut-il confier les questions et l'animation à une agence ?

Pas pour un petit groupe de pairs : six personnes en visio tiennent ces questions avec un animateur tournant. Pour 30 personnes sur deux ou trois jours, avec plusieurs tables et des sièges chauds en parallèle, les questions font partie d'un programme à construire avant l'événement.

C'est ce que nous faisons chez Masterminds : nous créons votre mastermind de A à Z (lieu, programme, inscriptions, logistique, l'après), sur un format type de 30 places et deux à trois jours, et nous nous rémunérons à la fin, à la performance. Le programme, sièges chauds compris, est validé avec vous avant l'édition. Le détail est sur notre page Comment ça marche.

Quand Masterminds n'est pas le bon choix

En vidéo

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure question à poser en mastermind ?

S'il n'en fallait qu'une : « Qu'attendez-vous du groupe, précisément ? ». Posée au début d'un hot seat, c'est le « contrat » du codéveloppement : elle oblige la personne à formuler sa demande et évite des conseils hors sujet. Juste après, « Et quoi d'autre ? », une des sept questions de Michael Bungay Stanier, fait sortir ce que la première réponse cachait.

Quelles questions poser au premier tour de table d'un mastermind ?

Trois suffisent : où en êtes-vous aujourd'hui, quel est votre plus grand défi en ce moment, et que voulez-vous avoir en repartant, en une phrase écrite. Comptez trois à cinq minutes par personne, sans interruption, comme dans le tour d'ouverture décrit par Allison Dunn, et gardez les conseils pour plus tard. À 30 participants, faites ce tour par tables de cinq ou six.

Combien de questions poser pendant un hot seat ?

Dans le format de 30 minutes publié par Jonathan Stark, la phase de questions de clarification dure environ cinq minutes : comptez quatre à six questions courtes, une par personne et par tour. Viennent ensuite environ quinze minutes d'idées tirées de l'expérience, puis cinq minutes où la personne au siège choisit ses prochaines actions.

Quelle différence entre une question de clarification et une question puissante ?

Une question de clarification est factuelle : elle sert à comprendre le contexte (« Qu'avez-vous déjà essayé ? », « Avec quelles contraintes ? »). Une question puissante fait réfléchir la personne autrement sur son problème : « Quel est le vrai défi ici, pour vous ? », « Si vous dites oui à ça, à quoi dites-vous non ? ». En mastermind, on pose les premières avant les secondes.

Comment éviter que le groupe donne des conseils trop tôt ?

Fixez une phase de questions chronométrée, sans aucune solution, avant la phase d'idées. Ramon Ray s'impose de poser une question de clarification avant de donner le moindre avis, et les forums EO suivent le principe « experience-sharing, not advice-giving ». Faites formuler les idées comme des expériences : « ce qui a marché pour moi, c'est… ».

Quelles questions poser pour clôturer un mastermind ?

Trois questions suffisent : « Qu'est-ce qui vous a été le plus utile ? », « Quelle personne de ce groupe allez-vous recontacter, et pour quoi ? » et « Quand nous revoyons-nous, et qu'aurez-vous fait d'ici là ? ». Faites aussi relire à chacun la phrase écrite à l'ouverture, pour vérifier s'il a obtenu ce qu'il était venu chercher.

Qu'est-ce qu'un pré-mortem et comment l'utiliser en mastermind ?

Le pré-mortem est une technique décrite par Gary Klein dans la Harvard Business Review en 2007 : on suppose que le projet a déjà échoué et on cherche ce qui a causé l'échec. En mastermind, posez-la après les idées du groupe : « Nous sommes dans un an et c'est un échec : que s'est-il passé ? ». Chaque membre répond, puis la personne au siège ajuste sa décision.

Ces questions fonctionnent-elles dans un mastermind en ligne ?

Oui, le déroulé reste le même. Collez la carte de questions dans le chat ou un document partagé, coupez les micros pendant l'exposé du hot seat et donnez la parole tour à tour. Un animateur plus ferme sur le chrono compense l'absence de signaux non verbaux. Les engagements peuvent être notés en direct dans un document que tout le groupe voit.

Parlons de votre mastermind.

Dites-nous qui vous êtes et à qui vous parlez. On revient vers vous pour un premier appel.

Organiser mon mastermind

Sources

Valentin ThomyFondateur de Masterminds. Ce guide est mis à jour à partir des sources citées ci-dessus.

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