Quelles questions poser en mastermind ? 50 questions, moment par moment
En bref : Les questions à poser en mastermind se rangent en cinq moments : l'ouverture (« Que voulez-vous avoir en repartant ? »), le hot seat (« Qu'avez-vous déjà essayé ? »), la décision (« Si vous dites oui à ça, à quoi dites-vous non ? »), l'engagement (« Qu'allez-vous faire, et pour quand ? ») et la clôture (« Qu'est-ce qui vous a été le plus utile ? »). Règle commune au codéveloppement, aux forums EO et aux hot seats : les questions passent avant les conseils.
- Un mastermind se joue en cinq moments, et chacun appelle ses propres questions : ouverture, hot seat, décision, engagement et clôture.
- Pendant un hot seat, les questions de clarification passent avant tout conseil : c'est la règle commune au codéveloppement, aux forums EO et aux formats publiés par Jonathan Stark et Nathan Barry.
- Les bonnes questions de décision obligent à comparer : la décision est-elle réversible, à quoi renonce-t-on, qu'est-ce qui l'aurait fait échouer dans un an ?
- Une décision ne devient un engagement qu'avec une action, une date et une personne du groupe qui demandera où vous en êtes.
- Dans l'étude de Gail Matthews (149 participants), le groupe qui envoyait chaque semaine ses progrès à un ami a significativement mieux avancé que tous les autres.
- Une carte de huit questions posée sur chaque table suffit à tenir le cadre, même dans un mastermind de 30 personnes.
Quelles questions poser en mastermind ?
Posez des questions ouvertes, une à la fois, choisies selon le moment : à l'ouverture pour savoir où en est chacun, pendant le hot seat pour comprendre avant de conseiller, puis pour aider à décider, pour transformer la décision en engagement et pour clôturer. Voici 50 questions, dix par moment, avec la façon de les poser.
- L'ouverture : savoir où en est chacun et ce qu'il veut obtenir.
- Le hot seat : comprendre une situation avant de proposer quoi que ce soit.
- La décision : comparer les options et trancher.
- L'engagement : une action, une date, un témoin.
- La clôture : retenir ce qui a servi et préparer la suite.
Les questions sont numérotées de 1 à 50 pour composer votre propre carte. Elles valent pour six personnes en visio comme pour 30 sur trois jours ; pour placer chaque moment dans la journée, voyez notre programme type de mastermind sur trois jours.

Pourquoi poser des questions plutôt que donner des conseils ?
Parce qu'un conseil donné trop tôt répond souvent au mauvais problème. Les protocoles de groupe les plus documentés (codéveloppement, forums EO, hot seats) imposent tous une phase de questions avant les idées, et laissent la personne concernée seule juge de ce qu'elle retient.
Dans le codéveloppement professionnel, tel que le décrit le CNFCE, les consultants posent d'abord des questions de clarification factuelles, sans proposer de solutions, puis le client précise ce qu'il attend du groupe : c'est le « contrat ». Il reste « seul décisionnaire de ce qu'il retient des échanges ».
Les forums de l'Entrepreneurs' Organization (EO), groupes confidentiels de 6 à 10 entrepreneurs qui se réunissent chaque mois, suivent le principe « experience-sharing, not advice-giving » : on raconte ce qu'on a vécu plutôt que de dire à l'autre quoi faire. Jonathan Stark réserve environ cinq minutes aux questions de clarification dans un hot seat de 30 minutes, et Ramon Ray s'impose de poser une question de clarification avant de donner le moindre avis.
Valentin Thomy, fondateur de Masterminds et auteur de ce guide, le constate avec les fondateurs qu'il accompagne : la contrainte annoncée (« il me faut plus de clients ») n'est souvent pas la bonne. Pour trouver la vraie, il propose de pousser chaque chiffre de l'entreprise au maximum et de regarder ce qui bloque en premier.
Quelles questions poser à l'ouverture d'un mastermind ?
À l'ouverture, posez des questions qui situent chacun et fixent ce qu'il veut obtenir : où il en est, ce qui l'occupe, ce qu'il veut avoir en repartant. Elles se posent en tour de table chronométré, trois à cinq minutes par personne, sans interruption ni conseil.
C'est le tour d'ouverture décrit par Allison Dunn (Deliberate Directions) : situation, victoires récentes, plus grand défi, et relecture des engagements précédents.
- 1. Où en êtes-vous aujourd'hui, en une phrase et un chiffre ? La question d'entrée de Nathan Barry (« Where are you at right now? »), en version courte. Le chiffre évite le flou.
- 2. Qu'est-ce qui vous occupe le plus l'esprit en ce moment ? La « question de lancement » de Michael Bungay Stanier dans The Coaching Habit (« What's on your mind? »). Elle fait remonter le sujet du moment, pas un discours préparé.
- 3. Quel a été votre point haut et votre point bas depuis la dernière fois ? Le format « highs/lows » des forums EO, qui installe tout de suite un ton sincère.
- 4. Quelle victoire récente voulez-vous partager ? Elle donne souvent une idée à quelqu'un d'autre.
- 5. Quel est votre plus grand défi en ce moment ? Notez les réponses : elles servent à choisir qui passera sur le siège chaud.
- 6. Qu'avez-vous fait de ce que vous aviez promis la dernière fois ? Dans les groupes les plus efficaces qu'a fréquentés Ramon Ray, la séance commence par le compte rendu de la personne passée au siège la fois précédente.
- 7. Que voulez-vous avoir en repartant, en une phrase écrite ? La question à ne jamais sauter. Faites-la écrire : elle sera relue à la clôture.
- 8. Sur quoi voulez-vous que le groupe vous challenge ? Elle autorise le groupe à être direct.
- 9. À quoi ressemble votre journée idéale dans six mois ? Et dans cinq ans ? Valentin Thomy la propose en exercice de vision aux deux fondateurs d'une agence dans une séance de travail filmée, après une réponse imprécise sur leurs objectifs de revenus, signe d'une vision encore floue. À réserver aux retraites.
- 10. Qu'est-ce qui pourrait vous empêcher d'être vraiment là ces deux jours ? Elle fait sortir le client urgent avant la séance.
Comment les utiliser
Trois questions suffisent pour un tour de table : une de situation (1 ou 3), celle du défi (5) et la 7. À 30 participants, faites le tour par tables de cinq ou six : à quatre minutes par personne, un tour complet prendrait deux heures.
Quelles questions poser pendant un hot seat ?
Pendant un hot seat, posez d'abord des questions de clarification, factuelles et sans conseil caché, puis des questions qui vont sous la surface. Le but : que la personne au siège formule son vrai problème et ce qu'elle attend du groupe, avant que quiconque propose une solution.
Les formats publiés convergent. Jonathan Stark (4 à 8 participants actifs, 30 minutes par personne) prévoit environ cinq minutes de questions de clarification. Nathan Barry (six personnes idéalement, huit au plus, 60 à 90 minutes par personne) fait passer les questions avant les conseils. Le codéveloppement (6 à 8 personnes, séances de deux à trois heures) en fait son étape 3, suivie du contrat. Les trois finissent sur une action : plan d'action, prochaines étapes ou « Qu'allez-vous faire ? ». Le déroulé minute par minute est dans notre guide du hot seat en mastermind.
Pour comprendre la situation
- 11. Qu'attendez-vous du groupe, précisément : des idées, un avis, des contacts ? Le « contrat » du codéveloppement. Posée en premier, elle évite trente minutes de conseils hors sujet.
- 12. Qu'avez-vous déjà essayé, et qu'est-ce que ça a donné ? La première question de Jonathan Stark (« What have you tried so far? »), pour ne pas reproposer ce qui a échoué.
- 13. Avec quelles contraintes travaillez-vous ? Budget, temps, équipe, associé : les idées devront tenir dedans.
- 14. Que se passe-t-il, au pire, si vous ne faites rien ? Autre question de Jonathan Stark, qui mesure l'urgence réelle.
- 15. Quels sont les deux chiffres qui comptent ici ? Ramon Ray demande d'apporter deux chiffres utiles au siège. S'ils manquent, c'est déjà une information.
Pour aller sous la surface
- 16. Et quoi d'autre ? La question que Michael Bungay Stanier place juste après la première (« And what else? »). Répétée, elle fait sortir ce que la première réponse cachait.
- 17. Quel est le vrai défi ici, pour vous ? Sa « question de focus ». Le « pour vous » ramène la personne à ce qu'elle contrôle.
- 18. Qu'est-ce qui explique cela ? Et qu'est-ce qui l'explique ? Les « cinq pourquoi » nés chez Toyota, sans le ton de reproche. Limite connue : on s'arrête souvent aux symptômes ; allez jusqu'à une cause sur laquelle on peut agir.
- 19. Que savez-vous déjà, au fond, que vous devriez faire ? Certains arrivent avec la réponse et cherchent une permission.
- 20. Qu'est-ce qui changerait si ce problème était réglé demain ? Elle vérifie qu'on travaille sur le bon problème.
La logique est celle de la vente, où la première raison d'un prospect est rarement la vraie : les 10 méthodes pour trouver la vraie objection en closing B2B, publiées sur offbound.fr, se transposent bien au siège chaud.
Comment les utiliser
L'animateur garde les questions 11 et 12 ; les autres sont réparties dans le groupe, une par personne et par tour.

Quelles questions aident à prendre une décision en mastermind ?
Les questions de décision obligent à comparer et à renoncer : la décision est-elle réversible, à quoi dites-vous non en disant oui, qu'est-ce qui l'aurait fait échouer dans un an ? Elles se posent à la fin du hot seat, quand le groupe a donné ses idées et que la personne au siège doit trier.
- 21. Cette décision est-elle réversible ? Dans sa lettre aux actionnaires d'Amazon de 2015, Jeff Bezos sépare les décisions « irréversibles ou presque », à prendre lentement, de la plupart des autres, « réversibles » : des portes à double sens. Si la porte se rouvre, testez.
- 22. Si vous dites oui à ça, à quoi dites-vous non ? La « question stratégique » de Michael Bungay Stanier, qui fait apparaître le coût caché de chaque option.
- 23. Nous sommes dans un an et c'est un échec : que s'est-il passé ? Le pré-mortem, décrit par Gary Klein dans la Harvard Business Review en 2007 : on suppose l'échec acquis et on en cherche les causes. Faites répondre tout le groupe.
- 24. Comment être sûr d'obtenir ce résultat, plutôt que d'en obtenir plus ? Valentin Thomy la formule pendant un mastermind de fondateurs à Budapest : la question n'est pas tant comment avoir plus de clients que comment être garanti d'avoir ses résultats.
- 25. Que conseilleriez-vous à un ami dans exactement cette situation ? Elle donne du recul à qui est trop près de son problème.
- 26. Quelle information vous manque pour trancher, et qui l'a autour de cette table ? Le groupe devient une ressource.
- 27. Quel est le plus petit test qui vous donnerait la réponse en deux semaines ? Pour une porte à double sens : un prix, une offre, un canal se testent.
- 28. Laquelle de ces options regretteriez-vous de ne pas avoir essayée ? Elle fait parler l'envie.
- 29. Qui devra vivre avec cette décision, et lui en avez-vous parlé ? Associé, équipe, conjoint.
- 30. Qu'est-ce qui vous empêche de décider maintenant ? Si la réponse est « rien », décidez à la table.
Comment les utiliser
Une ou deux questions suffisent. Pour un choix difficile à défaire (s'associer, recruter un dirigeant), posez la 21, la 23 et la 29 ; pour un choix réversible, passez à la 27.
Quelles questions transforment une décision en engagement ?
Posez des questions qui rendent la décision vérifiable : quelle action, pour quelle date, quel premier geste dans les 48 heures, et qui dans le groupe demandera où vous en êtes. Une décision sans date ni témoin reste une intention.
Une étude de Gail Matthews (Dominican University of California) va dans ce sens : 149 participants, cinq groupes tirés au sort, quatre semaines. Le groupe qui écrivait son objectif, s'engageait sur des actions et envoyait chaque semaine un point d'avancement à un ami a fait significativement mieux que tous les autres.
- 31. Qu'allez-vous faire, concrètement ? La question de fin de hot seat de Nathan Barry (« What are you going to do? »). Exigez un verbe d'action, pas « réfléchir à ».
- 32. Pour quand ? Une date, pas « bientôt ».
- 33. Quel est le premier geste, dans les 48 heures ? Pour que l'élan ne retombe pas le lundi.
- 34. Comment saurons-nous que c'est fait ? Un livrable visible : un devis envoyé, un prix affiché.
- 35. Où voulez-vous en être à la prochaine séance ? L'autre question de Nathan Barry (« Where do you hope to be by the next time we meet? »).
- 36. Qui, dans ce groupe, vous demandera où vous en êtes, et quand ? Le binôme de suivi, version de groupe du point envoyé à un ami dans l'étude de Gail Matthews.
- 37. Qu'est-ce qui pourrait vous empêcher de le faire ? Nommez l'obstacle et décidez de la parade.
- 38. Sur 10, quelle est la probabilité que vous le fassiez vraiment ? En dessous de 8, réduisez l'engagement.
- 39. Qu'arrêtez-vous pour faire de la place ? Elle prolonge la 22.
- 40. Quel chiffre suivrez-vous chaque semaine ? Celui qui bougera en premier si l'action marche.
Valentin Thomy a résumé en format court les règles qu'il se fixe : Pourquoi tu rates tes objectifs ?
Comment les utiliser
Faites écrire les réponses aux questions 31, 32 et 36 sur une fiche lue à voix haute à la table. Après l'édition, envoyez à chacun le récapitulatif écrit de ses décisions : c'est ce que nous faisons dans « l'après » de chaque mastermind que nous organisons.
Quelles questions poser pour clôturer un mastermind ?
À la clôture, posez des questions qui font retenir et relier : ce qui a été le plus utile, ce qui change dès lundi, qui recontacter, ce qu'il faut garder ou changer. Elles se posent en tour de table court, une à deux minutes par personne.
Les forums EO finissent par les « takeaways » : ce que chacun emporte et ce qu'il fera ensuite. Le codéveloppement se termine par la « régulation », où le groupe évalue la séance.
- 41. Qu'est-ce qui vous a été le plus utile ? La « question d'apprentissage » de Michael Bungay Stanier (« What was most useful for you? ») : nommer ce qui a servi aide à le retenir.
- 42. Qu'emportez-vous, et que ferez-vous ensuite ? La formule des « takeaways » de forum EO.
- 43. Relisez votre phrase du début : avez-vous obtenu ce que vous étiez venu chercher ? Elle referme la boucle de la question 7. Sinon, demandez ce qui manque.
- 44. Qu'avez-vous entendu dans le hot seat d'un autre qui s'applique à vous ? Chacun profite aussi des cas des autres.
- 45. Quelle idée allez-vous appliquer dès lundi ? Une seule, pas une liste.
- 46. Quelle personne de ce groupe allez-vous recontacter, et pour quoi ? Une raison précise rend le contact probable.
- 47. Qu'est-ce qui vous a surpris ? Elle révèle ce qui a déplacé le regard.
- 48. Qu'est-ce qu'on garde, et qu'est-ce qu'on change pour la prochaine fois ? La régulation du codéveloppement, appliquée à votre format.
- 49. En un mot, dans quel état repartez-vous ? La température du groupe, en un tour.
- 50. Quand nous revoyons-nous, et qu'aurez-vous fait d'ici là ? Annoncez la date sur place : chacun sait quand il rendra compte.
Comment les utiliser
Trois questions suffisent : la 41 (ou la 42), la 46 et la 50. La 48 peut partir dans un formulaire le lendemain, pour des réponses plus franches.
Comment poser ces questions sans transformer le mastermind en interrogatoire ?
Posez une seule question à la fois, laissez le silence travailler et confiez la plupart des questions à l'animateur ou aux tables plutôt qu'à l'hôte. Une carte de huit questions posée sur chaque table suffit à tenir le cadre, même à 30 participants.
- Une question à la fois. Deux questions enchaînées laissent choisir la plus facile.
- Ouvertes pour explorer, fermées pour engager. Les questions d'engagement appellent volontairement une date, un chiffre, un nom.
- Le silence fait partie de la question. Attendez avant de reformuler.
- Pas de conseil déguisé. « Avez-vous pensé à recruter ? » est un conseil. Gardez-le pour la phase d'idées, avec la formule de Jonathan Stark : « ce qui a marché pour moi, c'est… ».
- Un chrono visible, et à 30 personnes, des tables de cinq ou six avec chacune son animateur.
La carte de table reprend huit questions : ce qui vous occupe l'esprit (2), ce que vous attendez du groupe (11), ce que vous avez déjà essayé (12), « Et quoi d'autre ? » (16), ce à quoi vous dites non (22), ce que vous allez faire et pour quand (31-32), qui vous suivra (36) et ce qui a été le plus utile (41).
Le rôle de l'animateur (tenir le temps, faire parler les discrets, recadrer sans vexer) est détaillé dans notre guide pour animer un mastermind.

Quelles questions éviter pendant un mastermind ?
Évitez les questions qui jugent, les conseils déguisés, les questions de curiosité, celles qui vendent et les sujets trop larges. Elles font perdre du temps, mettent la personne au siège en défense et entament la confiance du groupe.
- Les questions qui jugent. « Pourquoi n'avez-vous pas encore recruté ? » appelle une justification ; préférez « Qu'est-ce qui vous a retenu jusqu'ici ? ».
- Les conseils déguisés. « Vous ne croyez pas que vous devriez augmenter vos prix ? » est un avis qui attend un oui.
- Les questions de curiosité. Le chiffre d'affaires d'un concurrent n'aide pas la décision.
- Les questions qui vendent. L'expert-comptable qui demande « Vous avez pensé à externaliser votre comptabilité ? » profite du siège d'un autre pour se placer.
- Les sujets trop larges. Ramon Ray range parmi les erreurs courantes le fait d'apporter une confession plutôt qu'une question : « je suis débordé » est une confession ; « dois-je prendre une assistante virtuelle ou un junior ? », qu'il cite parmi les décisions adaptées au hot seat, se travaille.
Comment préparer les questions avant le mastermind ?
Préparez les questions en amont : une fiche envoyée aux participants une semaine avant, pour qu'ils arrivent avec leur question de hot seat déjà formulée, et une carte pour chaque animateur. Le jour J, il ne reste qu'à choisir.
La fiche des participants
Ramon Ray propose cinq points pour qui passe au siège : sa question en une phrase (sinon, elle n'est pas prête), les trois options entre lesquelles il hésite, deux chiffres utiles, la contrainte qui rend la décision difficile et ce qu'il a déjà essayé. Ajoutez la question 7 : les réponses aident à composer les tables et l'ordre des passages.
La carte des animateurs
Donnez à chaque animateur la carte de huit questions et deux relances pour les discussions qui tournent en rond (16 et 30). Tout se prépare la veille : dans les coulisses de son mastermind de fondateurs à Budapest, on voit Valentin Thomy et son équipe préparer, à 22 heures, les slides du mastermind et les questions des interviews filmées du lendemain.
En visio
En ligne, collez la carte dans le chat et coupez les micros pendant l'exposé du hot seat ; nos conseils d'outils sont dans le guide du mastermind en ligne.
Faut-il confier les questions et l'animation à une agence ?
Pas pour un petit groupe de pairs : six personnes en visio tiennent ces questions avec un animateur tournant. Pour 30 personnes sur deux ou trois jours, avec plusieurs tables et des sièges chauds en parallèle, les questions font partie d'un programme à construire avant l'événement.
C'est ce que nous faisons chez Masterminds : nous créons votre mastermind de A à Z (lieu, programme, inscriptions, logistique, l'après), sur un format type de 30 places et deux à trois jours, et nous nous rémunérons à la fin, à la performance. Le programme, sièges chauds compris, est validé avec vous avant l'édition. Le détail est sur notre page Comment ça marche.
Quand Masterminds n'est pas le bon choix
- Vous réunissez quelques pairs, sans vendre de places. Une carte de questions et un animateur tournant suffisent.
- Vous n'avez ni audience ni clients à réunir. Nous travaillons pour des fondateurs, coachs, agences et créateurs qui en ont déjà.
- Vous cherchez à rejoindre un mastermind, pas à en créer un. Un réseau de dirigeants ou un programme existant vous conviendra mieux.
En vidéo
- J'ai invité 35 fondateurs B2B à Budapest : Les coulisses d'un mastermind de fondateurs, de la préparation aux séances
- "Je suis perdu, comment définir mes priorités ?" : Trouver la vraie contrainte avant de chercher des solutions
- "Est-ce que je dois virer mes petits clients ?" : Des questions de vision posées en direct à deux fondateurs d'agence
- Pourquoi tu rates tes objectifs ? (voici les règles que je me fixe) : Les règles qu'il se fixe pour tenir ses objectifs
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure question à poser en mastermind ?
S'il n'en fallait qu'une : « Qu'attendez-vous du groupe, précisément ? ». Posée au début d'un hot seat, c'est le « contrat » du codéveloppement : elle oblige la personne à formuler sa demande et évite des conseils hors sujet. Juste après, « Et quoi d'autre ? », une des sept questions de Michael Bungay Stanier, fait sortir ce que la première réponse cachait.
Quelles questions poser au premier tour de table d'un mastermind ?
Trois suffisent : où en êtes-vous aujourd'hui, quel est votre plus grand défi en ce moment, et que voulez-vous avoir en repartant, en une phrase écrite. Comptez trois à cinq minutes par personne, sans interruption, comme dans le tour d'ouverture décrit par Allison Dunn, et gardez les conseils pour plus tard. À 30 participants, faites ce tour par tables de cinq ou six.
Combien de questions poser pendant un hot seat ?
Dans le format de 30 minutes publié par Jonathan Stark, la phase de questions de clarification dure environ cinq minutes : comptez quatre à six questions courtes, une par personne et par tour. Viennent ensuite environ quinze minutes d'idées tirées de l'expérience, puis cinq minutes où la personne au siège choisit ses prochaines actions.
Quelle différence entre une question de clarification et une question puissante ?
Une question de clarification est factuelle : elle sert à comprendre le contexte (« Qu'avez-vous déjà essayé ? », « Avec quelles contraintes ? »). Une question puissante fait réfléchir la personne autrement sur son problème : « Quel est le vrai défi ici, pour vous ? », « Si vous dites oui à ça, à quoi dites-vous non ? ». En mastermind, on pose les premières avant les secondes.
Comment éviter que le groupe donne des conseils trop tôt ?
Fixez une phase de questions chronométrée, sans aucune solution, avant la phase d'idées. Ramon Ray s'impose de poser une question de clarification avant de donner le moindre avis, et les forums EO suivent le principe « experience-sharing, not advice-giving ». Faites formuler les idées comme des expériences : « ce qui a marché pour moi, c'est… ».
Quelles questions poser pour clôturer un mastermind ?
Trois questions suffisent : « Qu'est-ce qui vous a été le plus utile ? », « Quelle personne de ce groupe allez-vous recontacter, et pour quoi ? » et « Quand nous revoyons-nous, et qu'aurez-vous fait d'ici là ? ». Faites aussi relire à chacun la phrase écrite à l'ouverture, pour vérifier s'il a obtenu ce qu'il était venu chercher.
Qu'est-ce qu'un pré-mortem et comment l'utiliser en mastermind ?
Le pré-mortem est une technique décrite par Gary Klein dans la Harvard Business Review en 2007 : on suppose que le projet a déjà échoué et on cherche ce qui a causé l'échec. En mastermind, posez-la après les idées du groupe : « Nous sommes dans un an et c'est un échec : que s'est-il passé ? ». Chaque membre répond, puis la personne au siège ajuste sa décision.
Ces questions fonctionnent-elles dans un mastermind en ligne ?
Oui, le déroulé reste le même. Collez la carte de questions dans le chat ou un document partagé, coupez les micros pendant l'exposé du hot seat et donnez la parole tour à tour. Un animateur plus ferme sur le chrono compense l'absence de signaux non verbaux. Les engagements peuvent être notés en direct dans un document que tout le groupe voit.
Parlons de votre mastermind.
Dites-nous qui vous êtes et à qui vous parlez. On revient vers vous pour un premier appel.
Sources
- Jonathan Stark, How to run a hot seat (23 septembre 2025)
- Nathan Barry, How to host a mastermind retreat (2 mai 2023)
- Ramon Ray, Hot Seat Coaching: How Founders Get Unstuck Faster, SelfEmployed (mis à jour le 26 avril 2026)
- Allison Dunn, Inside a Mastermind Group: What Happens Behind Closed Doors, Deliberate Directions (16 octobre 2025)
- Entrepreneurs' Organization, Executive peer groups (EO Forum)
- CNFCE, Codéveloppement professionnel : découvrez cette méthode d'animation collective
- University of St. Thomas, Seven questions that will change the way you lead (The Coaching Habit, 20 mars 2019)
- Amazon, lettre de Jeff Bezos aux actionnaires 2015 (SEC)
- Pre-mortem, Wikipedia
- Five whys, Wikipedia
- Gail Matthews, Goals Research Summary, Dominican University of California
- Comment ça marche, Masterminds
Sur Dealflow
Pour remplir vos places ou trouver vos prochains clients B2B, Dealflow prospecte pour vous et n'est payée que sur ce que vous encaissez.
Sur UPSL
UPSL, le podcast des fondateurs B2B : des entrepreneurs racontent leurs décisions, leurs erreurs et ce qui les a fait passer un cap.