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Vacances entrepreneur : pourquoi les dirigeants ne partent pas, comment partir sans que l'entreprise s'arrête, et les séjours pensés pour eux

Par Valentin Thomy · Mis à jour le · 16 min de lecture

En bref : Beaucoup d'entrepreneurs partent peu ou mal : selon l'Ifop-Fiducial (2026), 13 % des dirigeants de TPE ne prennent aucun congé et 31 % ne partent pas l'été, faute de moyens, de relais ou parce que l'été pèse dans leur chiffre d'affaires. Pour partir sans que l'entreprise s'arrête, il faut fixer ses dates tôt, prévenir ses clients, désigner une personne relais avec un périmètre de décision écrit et définir ce qu'est une urgence. Sur place, la déconnexion passe par des notifications coupées et, au pire, un créneau fixe par jour. En complément de vraies vacances, des séjours pensés pour les entrepreneurs (workation, retraite, voyage entre fondateurs, mastermind en séjour) permettent de prendre du recul avec des pairs.

  • 13 % des dirigeants de TPE ne prennent aucun congé dans l'année et 31 % ne partent pas l'été (Ifop-Fiducial, juin 2026).
  • Un dirigeant de TPE prend en moyenne 20,2 jours de congés par an ; ceux qui n'ont pas de salarié n'en prennent que 19,2.
  • Seuls 15 % des entrepreneurs ne travaillent jamais pendant leurs vacances, et 19 % seulement peuvent vraiment déléguer (Xerius, 2026).
  • Partir sereinement se prépare deux à trois mois avant : dates, clients prévenus, tâches déléguées ou automatisées, trésorerie.
  • La délégation tient en trois éléments : une personne relais, un périmètre de décision écrit et une définition claire de l'urgence.
  • Un micro-entrepreneur n'a pas de congés payés : ses vacances doivent être intégrées dans son tarif et financées par une réserve.
  • Workation, retraite, voyage entre fondateurs et mastermind en séjour complètent les vacances sans les remplacer.

Pourquoi les entrepreneurs ne partent-ils pas en vacances ?

Les entrepreneurs ne partent pas surtout pour trois raisons : l'argent, une activité qui ne peut pas s'arrêter et l'absence de relais. Selon le baromètre Ifop-Fiducial de juin 2026, 13 % des dirigeants de TPE ne prennent aucun congé dans l'année et 31 % ne partent pas l'été.

Ce baromètre a interrogé 1 003 dirigeants de structures de 0 à 19 salariés, auto-entrepreneurs compris, du 1er au 19 juin 2026. Parmi ceux qui ne partent pas l'été, les motifs les plus cités sont :

Derrière ces chiffres, on retrouve une mécanique simple. Tant que l'entreprise dépend du dirigeant pour vendre, livrer ou décider, chaque jour d'absence ressemble à un jour de chiffre d'affaires perdu. Et quand il n'y a personne pour prendre le relais, partir revient à fermer.

La peur de partir est ancienne

Le phénomène n'est pas nouveau. En 2015, un sondage Legalstart relayé par Maddyness indiquait que 90 % des entrepreneurs ne prenaient pas de congés la première année d'activité, et que 61 % associaient le mot « vacances » à un danger. Une seconde enquête Legalstart auprès de 3 000 entrepreneurs ajoutait que plus de la moitié attendaient six mois à un an après la création avant de s'accorder leurs premières vacances, et 20 % deux à trois ans.

Le stress commence avant le départ

Même ceux qui partent le vivent mal. L'étude Xerius publiée en août 2026 auprès de 2 282 entrepreneurs belges montre que 8 sur 10 ressentent plus de travail et de stress dans la période qui précède les vacances, et que 68 % partent sans avoir l'esprit tranquille. Côté français, Vistaprint relevait déjà que 60 % des dirigeants de petites entreprises trouvaient la gestion de leur entreprise émotionnellement épuisante.

La bonne nouvelle : la plupart de ces freins se traitent par l'organisation, pas par la volonté. C'est l'objet des sections suivantes.

Graphique des raisons pour lesquelles les entrepreneurs ne partent pas en vacances l'été, baromètre Ifop-Fiducial 2026
Motifs cités par les dirigeants de TPE qui ne partent pas l'été. Source : baromètre Ifop-Fiducial, juin 2026 (1 003 dirigeants).

Combien de jours de vacances prennent vraiment les dirigeants ?

Un dirigeant de TPE prend en moyenne 20,2 jours de congés par an, dont 10,9 l'été, selon le baromètre Ifop-Fiducial 2026. C'est moins que les cinq semaines de congés payés d'un salarié à temps plein, et l'écart se creuse pour ceux qui travaillent seuls.

Les chiffres du même baromètre montrent que la taille de l'équipe change tout :

Autrement dit, plus il y a de monde autour du dirigeant, plus il peut partir longtemps. Ce n'est pas une question de tempérament : c'est une question de relais.

Ce qu'ils prennent, et ce dont ils auraient besoin

L'étude Vistaprint menée auprès de 500 chefs de petites et micro-entreprises françaises donnait un autre éclairage : les dirigeants prévoyaient en moyenne 9,6 jours de vacances l'été, alors qu'ils estimaient en avoir besoin de 12 à 13. 12 % ne prenaient aucun jour l'été, 32 % plus de 15 jours.

Des vacances qui n'en sont pas toujours

Le nombre de jours ne dit pas tout. Dans l'étude Xerius 2026, seuls 15 % des entrepreneurs ne travaillent jamais pendant leurs vacances. 10 % travaillent tous les jours, 13 % presque tous les jours, 18 % plusieurs fois par semaine et 29 % de temps en temps. Les sondages Legalstart allaient dans le même sens : 75 % des créateurs continuaient de travailler pendant leurs congés, dont un quart tous les jours.

Retenez donc deux chiffres pour vous situer : combien de jours vous partez, et combien de ces jours sont réellement sans travail.

Pourquoi un entrepreneur a-t-il besoin de vraies vacances ?

Un entrepreneur a besoin de vraies vacances parce que la fatigue accumulée pèse sur sa santé et sur ses décisions, donc sur son entreprise. Plusieurs études relient des congés trop courts à un risque accru, et la majorité des dirigeants se disent plus énergiques au retour.

La santé, d'abord

L'étude la plus citée est la Helsinki Businessmen Study, présentée au congrès de la Société européenne de cardiologie et relayée par Futura-Sciences en 2019. Elle a suivi 1 222 cadres nés entre 1919 et 1934, présentant tous au moins un facteur de risque cardiovasculaire, de 1974 jusqu'en 2014. Dans le groupe suivi médicalement, les hommes qui prenaient trois semaines de vacances par an ou moins avaient un risque de décès supérieur de 37 % à ceux qui en prenaient davantage.

C'est une corrélation, pas une preuve de cause à effet : les chercheurs notent que les hommes aux vacances plus courtes travaillaient aussi davantage et dormaient moins. Mais le signal est cohérent avec ce que vivent beaucoup de dirigeants.

L'énergie et le recul

L'étude Vistaprint auprès de 500 dirigeants français indique que 68 % se sentent plus énergiques après leurs vacances. C'est le bénéfice le plus concret pour l'entreprise : les décisions importantes (recruter, changer d'offre, arrêter un client) se prennent mieux avec du recul que dans le flux des urgences.

La solitude du dirigeant

Il y a un autre coût, moins visible. L'enquête Flashs pour Digitiz (2024) rapporte que 73 % des dirigeants interrogés éprouvent de la solitude dans leur activité, 86 % ont déjà renoncé à des moments personnels à cause du travail et 46 % ont déjà envisagé de cesser leur activité pour redevenir salariés. Les vacances ne règlent pas la solitude, mais un dirigeant qui ne s'arrête jamais n'a jamais l'occasion de prendre de la hauteur sur ce qu'il vit.

Le paradoxe des vacances ratées

Partir sans préparation peut aussi produire l'effet inverse. Dans l'étude Xerius, 71 % des entrepreneurs ont besoin de plusieurs jours pour passer en mode vacances, 51 % ont du mal à se détendre et 39 % disent tomber plus souvent malades en vacances. 56 % signalent des tensions familiales parce que leurs proches les voient travailler. C'est pour cela que la préparation compte autant que la durée.

Quand partir en vacances quand on est entrepreneur ?

Le meilleur moment pour partir est la période creuse de votre activité, annoncée longtemps à l'avance, plutôt que la période où « tout le monde part ». Pour beaucoup d'entreprises de services B2B, c'est août ou la fin décembre ; pour d'autres, c'est l'inverse.

Le baromètre Ifop-Fiducial le montre : 21 % des dirigeants qui ne partent pas l'été reportent simplement leurs congés à une autre période, et 26 % restent parce que l'été pèse lourd dans leur chiffre d'affaires. Il n'y a donc pas de bonne date universelle, seulement la vôtre.

Trois questions pour choisir vos dates

  1. Quand votre activité ralentit-elle naturellement ? Regardez votre chiffre d'affaires mois par mois sur deux ou trois ans. Le creux se repère vite.
  2. Quand vos clients sont-ils eux-mêmes absents ? Si vos clients sont des entreprises, leur fermeture estivale est souvent votre meilleure fenêtre.
  3. Quand votre équipe peut-elle tenir sans vous ? Évitez de partir pendant un lancement, une clôture comptable ou l'arrivée d'une nouvelle recrue.

Fermer ou rester ouvert ?

36 % des dirigeants de TPE prévoient de fermer pendant l'été, selon le même baromètre. Fermer est souvent plus simple qu'on ne le croit : si vos clients sont prévenus deux mois avant, une fermeture de deux semaines ressemble à une organisation, pas à une défaillance. Rester ouvert suppose au contraire un relais clairement désigné (voir plus bas).

Fractionner, oui, mais pas trop

Plusieurs coupures courtes valent mieux que rien, surtout la première année. Mais gardez au moins une vraie période longue dans l'année : l'étude Xerius rappelle que 7 entrepreneurs sur 10 ont besoin de plusieurs jours rien que pour décrocher. Une semaine dont les trois premiers jours servent à ralentir laisse peu de vrai repos.

Comment préparer son départ pour que l'entreprise ne s'arrête pas ?

Pour que l'entreprise tourne sans vous, préparez votre départ comme un projet : dates fixées tôt, clients prévenus, tâches récurrentes automatisées, trésorerie sécurisée et retour planifié. La plupart des vacances ratées le sont à cause des deux dernières semaines avant le départ.

Voici un rétroplanning simple, à adapter à votre activité.

Deux à trois mois avant

Un mois avant

La dernière semaine

Le retour

Ce rétroplanning a un effet secondaire utile : il vous montre exactement ce qui dépend encore de vous. C'est la liste de travail de votre prochaine délégation.

Étapes pour préparer ses vacances d'entrepreneur sans que l'entreprise s'arrête, de deux mois avant au jour du retour
Les cinq temps d'un départ en vacances préparé, du choix des dates au premier jour de reprise.

Comment déléguer avant de partir en vacances ?

Déléguer avant de partir, c'est désigner une personne relais, lui écrire ce qu'elle peut décider seule et définir ce qui justifie de vous appeler. Sans ces trois éléments, l'équipe vous contacte « au cas où », et vous n'êtes jamais vraiment parti.

C'est le point faible de la plupart des dirigeants : dans l'étude Xerius 2026, seuls 19 % des entrepreneurs peuvent réellement confier leurs tâches à leurs collaborateurs. Voici une méthode en quatre étapes.

1. Désignez une personne, pas une équipe

Une seule personne doit être le point d'entrée pendant votre absence, éventuellement deux sur des sujets différents (commercial et production, par exemple). RBC recommande de désigner une ou deux personnes chargées de gérer les problèmes. Si tout le monde est responsable, personne ne l'est.

2. Écrivez le périmètre de décision

Rédigez une page, pas plus, qui répond à ces questions :

3. Définissez ce qu'est une urgence

Xerius conseille de fixer à l'avance les situations qui justifient un contact pendant les congés, avec un seul canal de communication. Par exemple : risque de perte d'un client important, incident juridique, problème de paiement bloquant. Tout le reste attend votre retour.

4. Testez avant de partir

Faites un essai d'une journée ou deux avant les vacances : vous restez joignable, mais vous ne répondez qu'aux urgences définies. Vous verrez vite ce qui manque à la page de consignes.

Et si vous êtes seul ?

Si vous n'avez pas de salarié, la délégation passe par un freelance de confiance, un assistant virtuel ou un associé, avec les mêmes consignes écrites. Espace Auto-Entrepreneur suggère de confier au moins l'administratif. Et rappelez-vous que vous déléguez aussi l'exemple : comme le souligne Xerius, si vous répondez à vos e-mails en vacances, vos collaborateurs se sentiront obligés d'en faire autant.

Comment vraiment déconnecter pendant ses vacances ?

Pour vraiment déconnecter, coupez les notifications, laissez l'ordinateur à la maison et, si c'est impossible, limitez-vous à un créneau fixe et court par jour. La déconnexion se décide avant de partir, pas sur place.

Les chiffres montrent à quel point c'est difficile. Selon l'enquête Flashs pour Digitiz menée en mai-juin 2024 auprès de 1 204 chefs d'entreprise et freelances, 85 % emportent leur ordinateur en vacances, dont 56 % systématiquement, et 80 % gardent les notifications d'e-mails professionnels. 70 % de ceux qui les gardent disent pourtant qu'elles les dérangent. En Belgique, 62 % des entrepreneurs interrogés par Xerius préféreraient ne pas être contactés pour le travail.

Les règles qui marchent

Accepter un compromis plutôt que culpabiliser

Une déconnexion totale n'est pas réaliste pour tout le monde, notamment la première année ou pour un indépendant seul. L'objectif n'est pas la pureté, c'est d'avoir plus de jours vraiment libres que de jours partiellement travaillés.

Auto-entrepreneur ou indépendant seul : comment partir sans salarié ?

Sans salarié, partir en vacances suppose d'intégrer les congés dans vos prix, de mettre de l'argent de côté et de charger votre planning avant et après l'absence. Un micro-entrepreneur n'a pas de congés payés : chaque jour de repos doit être financé à l'avance.

Espace Auto-Entrepreneur le rappelle clairement : la micro-entreprise ne donne pas accès aux congés payés. Et le baromètre Ifop-Fiducial montre que les dirigeants sans salarié sont ceux qui prennent le moins de congés, 19,2 jours par an en moyenne.

Intégrer les vacances dans son tarif

La méthode la plus simple consiste à calculer votre tarif journalier sur les jours réellement travaillés. Espace Auto-Entrepreneur donne cet exemple : pour 30 000 € de revenu annuel visé avec quatre semaines de congés, on divise par 242 jours travaillés (366 jours moins 104 jours de week-end et 20 jours de congés), soit un tarif d'environ 124 € par jour. Si vous calculez votre tarif sur 260 jours, vos vacances ne sont pas financées.

Constituer une réserve

Le même site conseille de mettre de côté 15 à 20 % de ses revenus mensuels sur un compte professionnel. Cette réserve couvre le mois creux et vous évite de rentrer de vacances avec la pression de facturer vite.

Organiser l'absence

Vous travaillez seul mais vous avez des clients récurrents ? Demandez-leur simplement ce dont ils ont besoin pendant votre absence. La plupart préfèrent une date claire à une disponibilité floue.

Un chef d'entreprise peut-il bénéficier de chèques-vacances ?

Oui, le chef d'entreprise d'une structure de moins de 50 salariés peut bénéficier de chèques-vacances, y compris s'il est non salarié, micro-entrepreneur ou en profession libérale. Pour un dirigeant non salarié, l'exonération de cotisations sociales est plafonnée à 30 % du Smic mensuel brut par an.

D'après la fiche pratique de la CCI Paris Île-de-France, le dispositif s'adresse aussi aux chefs d'entreprise non salariés, unipersonnels, aux professions libérales, aux micro-entrepreneurs et aux travailleurs indépendants.

Ce qu'il faut savoir

Les chèques-vacances ne remplacent pas l'organisation de votre absence, mais ils réduisent le coût du séjour : un argument de plus contre le « je ne peux pas me le permettre », cité par 27 % des dirigeants qui ne partent pas l'été.

Quels séjours sont pensés pour les entrepreneurs ?

Il existe quatre grands types de séjours pensés pour les entrepreneurs : la workation, qui mêle travail et repos ; la retraite, qui sert à prendre du recul ; le voyage entre fondateurs, qui privilégie la découverte et le lien ; et le mastermind en séjour, qui fait travailler un groupe de pairs sur ses problèmes réels.

Ces formats ne remplacent pas des vacances en famille. Ils répondent à un autre besoin : sortir du quotidien de l'entreprise sans être seul.

La workation

Une workation est un séjour de quelques jours à quelques semaines qui associe travail à distance et vacances, selon la définition reprise par Expat.com. La MAIF cite des réseaux de coliving comme Outsite, pour ceux qui veulent rencontrer d'autres indépendants, ou des lieux plus calmes pour travailler seul, comme Mutinerie Village dans le Perche. Dans une étude Passport Photo Online de 2022 citée par Expat.com, plus de 80 % des répondants américains estimaient que leur dernière workation avait eu un effet positif sur leur productivité et leur créativité.

Ses limites sont réelles : la productivité est souvent plus faible qu'au bureau, la connexion et le logement font toute l'expérience, et dans de nombreux pays travailler avec un visa touristique est interdit, même à distance. Pour un dirigeant, c'est une bonne solution pour changer d'air, pas pour se reposer.

La retraite pour entrepreneurs

Une retraite, c'est quelques jours au calme, loin du bureau, pour réfléchir à la suite : stratégie, organisation, vie personnelle. Le temps est rythmé entre sessions de réflexion, repos et repas ensemble. Nous détaillons ce format dans notre guide pour organiser une retraite d'entrepreneurs.

Le voyage entre fondateurs

Le voyage d'entrepreneurs emmène un groupe à l'étranger quelques jours, avec un programme qui mêle découverte, visites et temps d'échange. La part de travail est plus légère, la part de lien plus forte. Voir notre guide du voyage pour entrepreneurs.

Le mastermind en séjour

Le mastermind réunit un groupe de pairs qui travaillent ensemble sur leurs problèmes concrets, à tour de rôle. En séjour, il prend la forme de deux ou trois jours dans un lieu choisi, avec un programme cadré. Chez Masterminds, le repère est d'environ 30 places, sur deux à trois jours. Pour comprendre le principe, lisez ce qu'est un mastermind.

Le séminaire de dirigeants

Enfin, le séminaire réunit une équipe de direction d'une même entreprise autour de ses propres sujets. Ce n'est pas un séjour entre pairs, mais il répond au même besoin de recul. Notre guide des destinations de séminaire pour dirigeants vous aide à choisir le lieu.

Comparaison des séjours pour entrepreneurs : workation, retraite et mastermind en séjour selon objectif, durée et compagnie
Trois formats de séjour pour entrepreneurs comparés selon leur objectif et leur déroulé.

Quels sont les avantages d'un séjour entre entrepreneurs ?

Un séjour entre entrepreneurs combine deux choses que les vacances seules n'offrent pas : le recul sur son entreprise et des pairs qui vivent les mêmes problèmes. C'est aussi un moyen de partir avec moins de culpabilité, parce que le temps passé sert l'entreprise.

Rompre la solitude du dirigeant

73 % des dirigeants interrogés par Flashs pour Digitiz disent éprouver de la solitude dans leur activité. Un séjour entre pairs répond directement à ce besoin : pendant deux ou trois jours, vous parlez de vos décisions avec des gens qui en prennent de semblables, sans enjeu hiérarchique ni commercial.

Prendre du recul avec méthode

Seul en vacances, on pense à l'entreprise par bribes. Dans un séjour structuré, le recul est organisé : chaque participant expose un sujet, le groupe pose des questions, chacun repart avec des décisions. C'est la logique même d'un mastermind.

Partir sans culpabiliser

Selon des chiffres attribués au réseau Les Experviseurs by EDAF et relayés par Toute la Franchise en 2024, environ 55 % des dirigeants estiment que mélanger travail et plaisir les aide à se sentir moins coupables de prendre du temps pour eux. Un séjour qui alterne sessions de travail, repos et repas ensemble répond exactement à cette attente.

Ce qu'un séjour entre pairs ne remplace pas

Soyons clairs : ce n'est pas un substitut à de vraies vacances. Un séjour entre entrepreneurs fatigue autrement, parce qu'on y réfléchit beaucoup. L'idéal est de les combiner : une vraie coupure longue dans l'année, et un ou deux séjours entre pairs pour garder le cap.

Comment choisir

Organiser un séjour pour votre communauté de dirigeants avec Masterminds

Si vous avez une communauté d'entrepreneurs, de clients ou d'élèves, vous pouvez leur proposer ce type de séjour sous votre nom. Masterminds, l'agence qui crée votre mastermind de A à Z, s'occupe de l'organisation pour vous et n'est rémunérée qu'à la fin, à la performance.

On travaille avec des fondateurs, créateurs, coachs, éditeurs SaaS et agences qui ont déjà une audience. Les formats possibles : le mastermind, la retraite, le dîner privé, le voyage d'entrepreneurs ou un format sur mesure, à comparer sur la page Formats. Le repère : environ 30 places, deux à trois jours, une édition tous les deux à trois mois.

Nous prenons en charge les cinq chantiers d'une édition :

Nous ne publions pas de prix : le détail se fixe lors d'un premier appel, en fonction de votre projet. Notre méthode décrit chaque étape.

Vous voulez offrir à votre communauté de dirigeants un vrai temps de recul, sans gérer l'organisation ? Organisez votre mastermind : on vous dit en un appel quel format a du sens pour votre audience.

Questions fréquentes

Un auto-entrepreneur a-t-il droit à des congés payés ?

Non. La micro-entreprise ne donne pas accès aux congés payés : les jours de vacances ne sont pas rémunérés. Pour les financer, calculez votre tarif journalier sur vos jours réellement travaillés et mettez de côté une partie de vos revenus chaque mois, par exemple 15 à 20 % comme le conseille Espace Auto-Entrepreneur.

Combien de vacances un entrepreneur devrait-il prendre par an ?

Il n'existe pas de règle légale pour un dirigeant non salarié. À titre de repère, les dirigeants de TPE prennent en moyenne 20,2 jours par an selon l'Ifop-Fiducial (2026), et l'étude d'Helsinki associe trois semaines ou moins par an à un risque de décès plus élevé chez des cadres à risque cardiovasculaire. Viser au moins une coupure longue de deux semaines est un bon point de départ.

Quand prendre ses premières vacances après avoir créé son entreprise ?

Le plus tôt possible, même brièvement. Les sondages Legalstart montrent que plus de la moitié des créateurs attendent six mois à un an, et 90 % ne prennent pas de congés la première année. Quelques jours de vraie coupure la première année valent mieux qu'une pause repoussée indéfiniment.

Faut-il prévenir ses clients de ses vacances ?

Oui, et le plus tôt possible, idéalement deux à trois mois avant pour les clients clés. Indiquez vos dates, la personne à contacter en votre absence et votre date de retour. Une absence annoncée rassure, une absence découverte inquiète.

Que mettre dans un message d'absence quand on est dirigeant ?

Indiquez votre date de retour, le nom et le contact de la personne relais, et ce qui sera traité à votre retour. Évitez « je consulterai mes e-mails ponctuellement », qui invite à vous écrire. Selon Xerius, 29 % des entrepreneurs ne mettent aucun message d'absence.

Peut-on partir en vacances et travailler un peu ?

Oui, si c'est encadré. Fixez un créneau unique et court, par exemple une vérification des e-mails par jour, et prévenez vos proches. L'enjeu est que la majorité de vos jours reste sans travail : dans l'étude Xerius 2026, seuls 15 % des entrepreneurs ne travaillent jamais en vacances.

Qu'est-ce qu'une workation ?

Une workation est un séjour de quelques jours à quelques semaines qui associe travail à distance et vacances. Elle permet de changer d'environnement sans poser de longs congés, mais la productivité y est souvent plus faible et le repos moins complet. Vérifiez aussi les règles de visa : dans de nombreux pays, travailler avec un visa touristique est interdit.

Parlons de votre mastermind.

Dites-nous qui vous êtes et à qui vous parlez. On revient vers vous pour un premier appel.

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Sources

Valentin ThomyFondateur de Masterminds. Ce guide est mis à jour à partir des sources citées ci-dessus.

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